retour

 

4e mercredi de Pâques
8e semaine de confinement

Les paroissiens de la Vallouise, de l'Argentière et de Rame unis dans la prière

Chers amis,

Le texte de ce dimanche du Bon Pasteur est bien connu : « Je suis le bon Pasteur et je mets ma vie en jeu pour mes brebis ». La métaphore pastorale, à l'époque du Christ, est tellement banale qu'elle ne choque pas comme elle peut choquer aujourd'hui. Il est clair qu'être un fidèle du Christ, suivre le bon Pasteur, ce n'est pas être un mouton bêlant dans l'affreux concert du Consensus ambiant, ni non plus un mouton de Panurge, qui se noie sans état d'âme parce que celui qui marche devant lui se noie aussi. Il faut dépoussiérer un peu la métaphore ! Il faut surtout la christianiser.

Comment faire ?

Il faut comprendre que les brebis, dans la mesure même où elles sont la propriété du Pasteur, lui sont précieuses. Elles valent plus que sa vie, puisqu'il « met sa vie en jeu » pour elles. Il ne faut pas oublier la petite parabole dans l'Évangile de saint Mathieu, dans laquelle le berger va chercher la centième brebis qui s'est égarée, en laissant les 99 autres. Dans les représentations artistiques, on peut voir comment l'allégorie du Bon pasteur fait bon ménage avec la parabole de la brebis perdue : le berger conduit ses brebis, il marche en avant d'elle (et non en arrière : le Christ n'est ni un serre-file ni un Kapo). Et il porte sur ses épaules la brebis qui s'est égarée et qu'il est allé chercher, comme le précieux témoignage du fait que le Fils de l'Homme « ne perd rien de tout ce qui lui a été donné par son Père ». L'Evangile de St Jean, vous le savez ajoute : « excepté le Fils de perdition », désignant ainsi Judas.

Nous croyons trop souvent que l'on perd la foi comme on pourrait perdre… son portefeuille. Mais le Christ s'est engagé envers nous. Si nous ne rompons pas brutalement avec lui, si nous nous contentons de batifoler sans méchanceté à droite et à gauche, soyons sûrs qu'il viendra nous chercher et que, d'une manière ou d'un autre, à un moment de notre vie, il nous prendra sur ses épaules. Sa miséricorde n'est pas un vain mot ! Autant sa justice est limitée puisqu'elle s'exerce sur des situations qui posent un cadre à son action de Bon Pasteur, autant sa miséricorde est infinie puisque son seul cadre est celui de la décision du Pasteur. C'est la Subjectivité divine en son souverain caprice qui donne un cadre à la Miséricorde du Christ, et elle seule.

Nous pouvons resserrer le lien entre le Berger, Bon Pasteur et la Miséricorde , Le vrai Pasteur ne refuse rien à ses brebis et n'en laisse pas une se perdre.

Qui dira la prévenance du Christ, à l'œuvre dans chacune de nos vies ? Qui dira la délicatesse avec laquelle il nous avertit, la manière si douce dont il nous conduit, non seulement dans « les verts pâturages » d'une vie facile, mais aussi dans la voie étroite de l'Evangile, où bien des brebis pourraient se rompre les pattes, mais dans laquelles on marche avec assurance et fierté, parce qu'on marche à la suite du Pasteur de nos âmes.

La Miséricorde de Dieu n'est pas un dû que nous devrions exiger à tous propos. C'est une réserve de sens et d'énergie, l'assurance d'une complicité permanente avec l'existence. Si Jean-Paul II a réhabilité la magnanimité chrétienne par son exemple et par cette fameuse parole : N'ayez pas peur ! qu'il a mise en pratique le premier durant tout son pontificat, il faut bien comprendre que c'est parce qu'il a tablé tout de suite sur le Seigneur « riche en miséricorde » (selon le titre de sa deuxième encyclique).

La miséricorde de Dieu est la grande pourvoyeuse de notre élan et de notre propre magnanimité chrétienne. En Justice nous n'avons rien à demander au Seigneur, parce que nous ne méritons rien. Mais de sa Miséricorde nous avons tout à attendre : le pain de chaque jour et l'élan de toute une vie. Il nous a acheté « cher » comme dit saint Paul. Nous lui sommes chers. N'oublions pas d'avoir recours à sa Miséricorde !

Nous accompagnons de nos prières tous ceux qui ne négligent aucun effort pour nous permettre de sortir de cette crise, participons, nous aussi, à cette lutte de toutes nos forces. Prions pour ceux qui sont morts éloignés de leur famille, de leurs amis. Prions pour ceux qui combattent dans leur corps ce terrible fléau. Prions pour ceux qui trouvent le confinement difficile à supporter.

Abbé Édouard Le Conte

 

Prière à Jésus Bon Pasteur
Dimanche des vocations sacerdotales

Seigneur Jésus, Bon Pasteur,
Tu as rendu témoignage à la vérité
au prix de ta vie.
Donne-nous d'être à notre tour
de vrais témoins de ton amour
au cœur du monde.
Envoie l'Esprit de Vérité promis
sur nos familles, nos paroisses, nos communautés.
Qu'il témoigne en nos cœurs
et nous rende féconds et persévérants
dans les œuvres du Père.
Accorde-nous de saints prêtres, heureux et rayonnants.
Affermis-les dans la grâce de leur sacerdoce.
Qu'ils puissent nous communiquer
la vie et l'amour de ton Cœur.
Amen.


 

 

Regina Cæli

Reine du Ciel, réjouissez-vous, alléluia
car Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, alléluia
est ressuscité comme Il l'a dit, alléluia
Priez Dieu pour nous, alléluia.

V. Soyez dans la joie et l'allégresse, Vierge Marie, alléluia.
R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

Prions:

Dieu, qui, par la Résurrection de Votre Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, avez bien voulu réjouir le monde, faites-nous parvenir, par la prière de la Vierge Marie, sa mère, aux joies de la vie éternelle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Nous prions particulièrement pour 

  • Liliane, de l'Argentière ; elle a toujours besoin de nos prières,
    les nouvelles sont encourageantes elle a besoin de reprendre des forces.
  • Anne-Marie Ferraris, femme du diacre de Briançon Pierre Ferraris,
    qui petit à petit se remet de la maladie

ND

Notre-Dame de Beassac

 


Avec ferveur, demandons à la Reine du Ciel de nous ouvrir le cœur de son Fils :

Ô Marie, tu brilles toujours sur notre chemin
comme un signe de salut et d'espoir.
Nous nous confions à toi, santé des malades,
qui auprès de la croix, a été associée à la douleur de Jésus.

En restant ferme dans la foi, toi, refuge des pécheurs,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras pour que,
comme à Cana, la joie et la fête reviennent après cette épreuve.

Aide-nous, Vierge du Laus, à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances et s'est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix, à la joie de la résurrection.
Amen

D'après une prière du pape François contre l'épidémie

Sous ta protection, nous trouvons refuge, Sainte Mère de Dieu.
Ne refuse pas la prière de tes enfants dans l'épreuve,
mais délivre-nous de tout danger.
Ô Vierge glorieuse et bénie.

 

 

méditation 15 : version en pdf pour l'impression ( 4 pages)

retour