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5e mercredi de Pâques

Les paroissiens de la Vallouise, de l'Argentière et de Rame unis dans la prière

Chers amis,

La douceur du fruit de la vigne est aujourd'hui le support de l'allégorie que Notre Seigneur utilise pour nous révéler son projet. Bien que la vigne paraisse frêle, qu'elle ne soit pas le plus solide des arbres fruitiers, qu'elle soit d'une apparente pauvreté, cela n'empêche pas le Christ de dire qu'il est la vraie vigne. D'ailleurs lui aussi n'avait pas l'apparence que nous aurions peut-être voulu lui donner. Il est apparu pauvre, de basse naissance et a supporté le mépris des hommes.

Mais de la même manière que le fruit de la vigne est doux, les fruits du Christ sont doux pour notre cœur. Son vin nous enivre intérieurement. Il nous fortifie, il est une vraie boisson. Il est la vigne véritable, ce qu'il faut opposer à la vigne corrompue dont le fruit est amer et le vin tourne au vinaigre.

Son Père est le vigneron. Parce que le Christ a une double nature : divine et humaine, il peut y avoir une différence entre la vigne et le vigneron. Si le Christ était la vigne en raison de sa nature divine, alors le père, partageant la même nature, serait aussi la vigne. Mais c'est selon sa nature humaine que le Christ dit qu'il est la vigne véritable.

Le Christ vigne véritable se place ainsi à la tête de l'Église qui rassemble tous les sarments. Le Père vigneron cultive avec zèle et amour la vigne afin qu'elle produise les plus beaux fruits. Tout comme le cultivateur se dépense sans compter pour entretenir ses plants et leur donner le meilleur épanouissement. Le Père extirpe de nos cœurs les mauvaises semences, il ouvre notre esprit par la charrue de sa parole, il plante les semences de ses commandements, il recueille un fruit de piété. Il nous améliore par ses soins continus. Nous pouvons par le culte que nous lui rendons, par notre adoration, lui demander d'être améliorés sans cesse.

Le souci du vigneron porte sur la vigne et sur les sarments. La vigne véritable qu'est le Christ est déjà parfaite, c'est pourquoi le vigneron dépense tout son zèle pour les sarments. Tout sarment qui ne porte pas de fruit, le vigneron l'enlève, ceci afin de ne pas corrompre le bon sarment. Les mauvais sarments n'ont pas reçu moins de soins que les bons, ils n'ont pas reçu moins de nourriture que les bons, ils ont négligé de faire le bien, ils ont reçu en vain la grâce de Dieu et même s'ils paraissent extérieurement verdis par la sève de la vigne, ils se sont desséchés intérieurement, ils sont devenus stériles.

Les bons sarments sont taillés afin que leurs efforts à produire de bons fruits se concentrent et décuplent. Cela leur permet de produire davantage de fruit, c'est à dire qu'ils croissent en vertu et sont d'autant plus féconds qu'ils sont purs. Les bons sarments doivent mettre en œuvre tous leurs efforts pour demeurer attachés à la vigne. Le Christ nous le demande, il nous faut demeurer en lui et le laisser demeurer en nous. C'est la seule condition qui nous garantisse de porter du fruit, le sarment seul ne peut porter le fruit que la vigne attend de lui. De même nous ne pouvons rien faire si nous délaissons le Christ.

C'est la terrible sentence que le Christ annonce à ceux qui se détournent de lui en négligeant les œuvres, les fruits, qui doivent naitre de la nourriture et du soin fourni par la vigne et le vigneron. Ces mauvais sarments seront jetés dehors, expulsés du plan divin.

La vigne, l'Église, est parfois considérée seulement sur un plan matériel, ainsi le sarment paraît tenir à la vigne uniquement parce que de l'extérieur la jonction entre le sarment et la vigne est visible, mais à l'intérieur, le lien est rompu, la sève ne monte plus. De la même manière, on peut paraître unis à l'Église par la Foi mais le lien de la Charité étant rompu, nous sommes devenus stériles. La foi ne suffit pas à guérir de la stérilité et le sarment est jeté.

Ces sarments deviennent alors secs, ils perdent les secours et la vie que la racine de la vigne leur transmettait. Ils sont alors associés aux mauvais, coupés de la vigne et ramassés comme l'ivraie moissonnée avant le bon blé, rassemblés en bottes pour être brulés. C'est dans le feu éternel que finissent ces mauvais sujets.

Notre vie chrétienne ne peut ignorer cet avertissement du Christ, nous ne pouvons vivre sans lui, nous ne pouvons pas ignorer tout le soin et l'attention qu'il nous porte. Nos bonnes œuvres naissent de l'union de notre foi et de notre charité avec le Christ pour l'espérance du monde nouveau. Si nous nous détachons du Christ, nos bonnes œuvres, même les plus belles aux yeux des hommes, resteront vaines parce qu'elles auront été coupées de la sève vivifiante du Christ. Se contenter d'être bon ne suffit pas, il nous faut reconnaître la source de la bonté afin de pouvoir nous nourrir de son eau abondante y compris dans les moments de troubles et de sécheresses.

Nous accompagnons de nos prières tous ceux qui ne négligent aucun effort pour nous permettre de sortir de cette crise, participons, nous aussi, à cette lutte de toutes nos forces. Prions pour ceux qui sont morts éloignés de leur famille, de leurs amis. Prions pour ceux qui combattent dans leur corps ce terrible fléau. Prions pour ceux qui trouvent le confinement difficile à supporter.

Abbé Edouard Le Conte


 

Prière pour le mois de Marie

Marie, Mère du « oui »,
tu as écouté Jésus
et tu connais le timbre de sa voix
et le battement de son cœur.
Étoile du matin, parle-nous de Lui
et raconte-nous ton chemin
pour le suivre sur la voie de la foi.
Marie, qui à Nazareth, a habité avec Jésus,
imprime dans notre vie tes sentiments,
ta docilité, ton silence qui écoute
et transforme la Parole
en choix de véritable liberté.

Marie, parle-nous de Jésus,
afin que la fraîcheur de notre foi
brille dans nos yeux et réchauffe le cœur
de ceux que nous rencontrons,
comme tu l'as fait en rendant visite à Elisabeth
qui, dans sa vieillesse, s'est réjouie avec toi
pour le don de la vie.

Marie, Vierge du Magnificat,
aide-nous à apporter la joie dans le monde
et, comme à Cana, invite chaque jeune,
engagé dans le service à ses frères,
à faire uniquement ce que Jésus dira.

Marie, pose ton regard sur l'Agora des jeunes,
afin qu'elle devienne le terrain fertile de l'Eglise italienne.
Prie afin que Jésus, mort et ressuscité, renaisse en nous
et nous transforme en une nuit
pleine de lumière, pleine de Lui.

Marie, Vierge de Lorette, porte du ciel,
aide-nous à élever notre regard vers le haut.
Nous voulons voir Jésus. Parler avec Lui.
Annoncer à tous Son amour !

 


 

Regina Cæli

Reine du Ciel, réjouissez-vous, alléluia
car Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, alléluia
est ressuscité comme Il l'a dit, alléluia
Priez Dieu pour nous, alléluia.

V. Soyez dans la joie et l'allégresse, Vierge Marie, alléluia.
R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

Prions:

Dieu, qui, par la Résurrection de Votre Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, avez bien voulu réjouir le monde, faites-nous parvenir, par la prière de la Vierge Marie, sa mère, aux joies de la vie éternelle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Nous prions particulièrement pour 

  • Liliane, de l'Argentière, elle a toujours besoin de nos prières,
    les nouvelles sont encourageantes elle a besoin de reprendre des forces.
  • Anne-Marie Ferraris, femme du diacre de Briançon Pierre Ferraris,
    qui petit à petit se remet de la maladie
  • Pour Raoul Méric de Champcella que nous avons accompagné vers le Père cette semaine.

ND

Notre-Dame de Beassac

 


Avec ferveur, demandons à la Reine du Ciel de nous ouvrir le cœur de son Fils :

Ô Marie, tu brilles toujours sur notre chemin
comme un signe de salut et d'espoir.
Nous nous confions à toi, santé des malades,
qui auprès de la croix, a été associée à la douleur de Jésus.

En restant ferme dans la foi, toi, refuge des pécheurs,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras pour que,
comme à Cana, la joie et la fête reviennent après cette épreuve.

Aide-nous, Vierge du Laus, à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances et s'est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix, à la joie de la résurrection.
Amen

D'après une prière du pape François contre l'épidémie

Sous ta protection, nous trouvons refuge, Sainte Mère de Dieu.
Ne refuse pas la prière de tes enfants dans l'épreuve,
mais délivre-nous de tout danger.
Ô Vierge glorieuse et bénie.

 

 

méditation 17 : version en pdf pour l'impression ( 4 pages)

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