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4ème semaine de carême
2ème semaine de confinement

Les paroissiens de la Vallouise, de l'Argentière et de Rame
unis dans la prière

Chers amis,

Notre carême prend une dimension particulière cette année alors même que nous sommes plongés dans le tourbillonnement dévastateur d'un minuscule organisme qui ne se soucie pas de notre bien et qui cause tant de souffrances. Aujourd'hui dans l'évangile, Notre Seigneur se montre prévenant envers notre humanité blessée, il se penche une nouvelle fois vers l'homme souffrant. Son désir : le relever. N'oublions pas que c'est pour cela qu'il s'est incarné, obéissant au projet divin de notre rédemption il se fait l'un de nous et souffrira des mêmes douleurs qui nous anéantissent.

Cette souffrance humaine est une blessure dans le cœur de Dieu, il ne peut y rester insensible. Son amour pour nous est tel qu'il ne peut se détourner de nous, comme nous sommes capables de le faire pour lui. Il choisit de s'associer à nous pour vaincre le mal et nous restaurer.

D'où vient le mal qui touche cet homme, se demandent les disciples dans cet évangile ? Est-il causé par nos fautes ou celles de nos parents ? Non, nous répond Notre Seigneur, ni par les uns, ni par les autres. Cela étonne les disciples, qui comme nous, parfois, pensent que les cataclysmes, les misères, les épidémies, les maladies, fondent sur les hommes coupables de péché, comme l'aigle sur sa proie. Mais si l'aigle répond aux exigences de sa nature, il n'est pas dans la nature que le châtiment fonde sur le pécheur sans que celui-ci n'ait été jugé. C'est pourquoi être aveugle n'est pas la conséquence des péchés commis par les parents ou même par l'enfant à moins que Dieu ou un juge ne l'ait exigé comme réparation. Réparation cruelle mais inapplicable puisque Notre Seigneur exclu cette possibilité dans l'évangile.

Ce mal vient de l'imperfection de notre nature appelée à progresser sans cesse vers la perfection divine. Et loin de constituer un obstacle à l'accomplissement de cette perfection, il devient un puissant levier pour nous élever vers Dieu. Ce mal devient une épreuve, certes douloureuse, dont l'enjeu est de nous révéler à nous-même, serons-nous désireux de tendre vers la perfection divine qui marquera l'extinction de toutes souffrances, ou nous laisserons-nous aller au découragement et au désespoir ? Le Seigneur peut accomplir pour nous ce qu'il accomplit pour l'aveugle, mais il ne peut le faire sans nous. Gardons confiance dans les trésors qu'il a placés en nous, nous avons les ressources pour nous en sortir, pour rester fidèles et, si elles ne nous paraissaient pas suffisantes, nous avons encore la grâce ! Dieu vient au secours de ceux qui peinent à le trouver, à l'atteindre. Il le manifeste à travers la guérison de cet aveugle. À travers sa passion, sa mort et sa résurrection, il nous dévoile déjà le bénéfice de nos efforts et de notre fidélité.
N'ayons pas peur, le Seigneur est auprès de nous jusqu'à la fin de nos jours. Qu'importe dès lors ce qui pourra advenir jusqu'à notre heure dernière. Laissons le nous accompagner à chaque instant de notre vie terrestre et il nous accompagnera pour la vie éternelle.

Recevez le témoignage de mon affection pour chacun d'entre vous, gardons courage, soyons attentifs aux règles sanitaires, prenons des nouvelles les uns des autres, vivons de la foi et de l'espérance reçues à notre baptême.

Abbé Édouard Le Conte

 

ND

Notre-Dame de Beassac

 

Avec ferveur, demandons à la Reine du Ciel de nous ouvrir le cœur de son Fils :

Ô Marie, tu brilles toujours sur notre chemin
comme un signe de salut et d'espoir.
Nous nous confions à toi, santé des malades,
qui auprès de la croix, a été associée à la douleur de Jésus.

En restant ferme dans la foi, toi, refuge des pécheurs,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras pour que,
comme à Cana, la joie et la fête reviennent après cette épreuve.

Aide-nous, Vierge du Laus, à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances et s'est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix, à la joie de la résurrection.
Amen

D'après une prière du pape François contre l'épidémie

Sous ta protection, nous trouvons refuge, Sainte Mère de Dieu.
Ne refuse pas la prière de tes enfants dans l'épreuve,
mais délivre-nous de tout danger.
Ô Vierge glorieuse et bénie.

 

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